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31.12.1969 17:04

En début de semaine, l’Institut Fraser publiait une étude affirmant que les enseignantes et enseignants du Québec devraient être payés en fonction des notes obtenues par leurs élèves, plutôt qu’en fonction de leur ancienneté.

Dans les faits, une telle approche est susceptible d’entraîner plusieurs effets pervers, comme une pression accrue sur les enseignantes et enseignants, et une compétition inutile entre ceux-ci. En gérant les écoles de cette façon, c’est comme si on prenait pour acquis que le seul élément qui influe sur la réussite des élèves, c’est l’enseignante ou l’enseignant qui se retrouve devant la classe.

Dans le contexte actuel où les élèves en difficulté sont intégrés aux classes régulières, peut-on vraiment demander à une enseignante ou un enseignant d’augmenter le taux de réussite de ses élèves, sans lui offrir toutes les ressources dont il a besoin ? 

À la FSE, nous sommes d’avis que la réussite des élèves est une responsabilité collective, et passe davantage par l’ajout de ressources dans les écoles et de services aux élèves en difficulté que par une rémunération du personnel enseignant basée sur les notes.

Implantée dans certaines régions des États-Unis, cette approche a ouvert la porte à plusieurs dérives : la diminution des exigences, la préparation des élèves en fonction des examens, la manipulation des résultats, la tricherie, etc.

Voyez ce que la présidente de la FSE avait à dire, lundi, sur les ondes de LCN, au sujet de l'étude de l'Institut Fraser :

http://fr.video.canoe.tv/video/2660191135001

La FSE est préoccupée par ce dossier depuis plusieurs années. Consultez cette section de notre site Web pour en connaître davantage sur le sujet :

http://www.fse.qc.net/profession-enseignante/evaluation-institutionnelle-de-lenseignement/index.html